La Société d'histoire du Canton d'Orford et

l'Association pour la protection du lac Écluse (APPLÉ)

ont lancé une publication de recherche


HISTOIRE DU LAC ÉCLUSE
SUR LA BRANCHE DE L’EST DE LA RIVIÈRE AUX CERISES, ORFORD

Le mardi, 27 avril 2021 à 11 heures, en mode virtuel sur Zoom

Voyez ou revoyez la présentation

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HISTOIRE LAC ÉCLUSE GLDT 2021-02-10_Page

Un article d'une de nos membres publié dans la revue Quebec Heritage News, Winter 2021

A SUNDRY PLACE

George Bonnallie and the Settlement of Orford Township

by Jane Jenson

Résumé français

George Bonnallie - un des premiers colons d'Orford

La vie de George Bonnallie et ses contributions à l’histoire du canton d’Orford sont méconnues et seul le village d’Eastman a commémoré le personnage; une route principale porte son nom malgré le fait qu'il faisait très peu d'affaires dans cette municipalité.  Ses diverses activités étaient concentrées à Orford West et la partie est de North Stukely (Bonsecours).  En effet, le village du secteur ouest du canton d'Orford, avec ses deux moulins, sa fromagerie, et son école, s'appelait Bonnallie Mills jusqu'aux premières décennies du XXe siècle.

Cet article retrace des moments marquants de la vie de George Bonnallie, depuis son arrivée d’Écosse à Québec vers 1821, alors qu’il n’a que neuf ou dix ans. Il devient apprenti auprès de son oncle, lui-même marchand dans la même ville. En 1833, il épouse Julia Cecilia Kearney qui a émigré d’Irlande avec sa famille à Portneuf en 1821. À partir de 1837, la jeune famille passe quelques années à Sherbrooke, où George Bonnallie développe des liens avec les jeunes gens d’affaires ambitieux de la ville, tel A.T. Galt, William Brooks et Henry Beckett. 

Cependant, à la fin des années 1840, on le retrouve marchand à Orford West, exploitant un moulin à farine (et après 1856 une scierie). Il exerce aussi le rôle de mandataire des intérêts de grands propriétaires terriens, y compris la British American Land Company et l'évêque George Mountain ainsi que le capitaine Rhodes et Ann Catherine Dunn. En plus de vendre les terres de ses mandants aux colons anglophones et francophones, il négocie la régularisation du statut de plusieurs squatteurs dans le secteur.

Dans les années 1860, après une brève aventure financière infructueuse dans les mines du cuivre, George Bonnallie se sépare de son épouse Julia Kearney. Il dote ses fils adultes de certaines de ses propriétés et s’assure que ses trois filles soient bien mariées. Il quitte Orford et déménage à Lewiston au Maine avec Domatilde Amelotte, une veuve de Bonsecours, mère de plusieurs jeunes enfants. Dans cette ville, un fils naîtra de cette nouvelle union et George Bonnallie y poursuivra ses activités d’entrepreneur.