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Dernières Nouvelles

MESSAGE À TOUS NOS MEMBRES ET SYMPATHISANT.ES

L'Assemblée générale annuelle de la
Société d'histoire du Canton d'Orford aura lieu

le samedi 4 juin 2022 à 16h,

à la Mairie d'Orford, au 2530, chemin du Parc.

Document :  L'ordre du jour de la réunion

Un article d'une de nos membres publié dans la revue Quebec Heritage News, Spring 2022

WIDOWS ALONG THE ROAD

Orford Township in the Mid-Nineteenth Century

by Jane Jenson

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Résumé français

À la fin des années 1840, la colonisation prend son envol dans le secteur ouest du Canton d'Orford, le long du « chemin de Montréal » que la British American Land Company a construit pour relier Sherbrooke à Montréal via Waterloo. Parmi les colons se trouvaient deux veuves irlandaises. Nancy Smith (née en 1786) a émigré du comté d'Antrim en Ulster; des années 1840 à 1860, elle vécut près du lac Bowker (Long Lake) avec la famille de son fils James Reside. Margaret Conlon (née en 1811) a tenu une ferme avec deux fils près du lac Stukely, de 1849 jusqu'à sa mort en 1880.

 

Au XIXe siècle au Québec, la mort de leurs maris a permis aux veuves d’acquérir l'autonomie juridique dont jouissaient les hommes. Cette autonomie ne facilitait pas pour autant la vie. Les veuves ont dû faire des choix difficiles. Les villes offraient des conditions de vie plus faciles et les deux veuves auraient pu s’installer avec leurs enfants près de Sherbrooke. Elles ont plutôt choisi de vivre le long du chemin de Montréal. La décision de Margaret Conlon de tenir la ferme seule avec deux jeunes garçons était inhabituelle pour l'époque. Elle a toujours gardé jalousement son statut d'agricultrice, le désignant comme son occupation dans toutes ses transactions immobilières. Nancy Smith a fait le choix plus traditionnel de vivre avec la famille de son fils, mais elle a fourni le capital pour financer la ferme, en tenant des comptes minutieux de ses prêts et en recouvrant la dette qui lui était due. Ces histoires permettent d’entrevoir les parcours de vie de deux veuves ordinaires, qui ont immigré dans le Québec rural et qui, malgré les risques et les défis, ont été déterminées à poursuivre un projet de colonisation.

Voyez aussi, sur le même thème :

Deux veuves pionnières et agricultrices

dans la série Reflets de l'histoire

Trois pionnières à Orford

un article de Suzanne Legault paru dans le Reflet du Lac

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À vélo sur le chemin du Treizième-Rang


Cet endroit est particulièrement apprécié des cyclistes pour la beauté du paysage qui s’ouvre d’un côté sur le mont Orford et de l’autre sur les collines lointaines de Sherbrooke. Ce chemin de sept kilomètres relie la rue des Pins de Magog au chemin Alfred-Desrochers d’Orford. On le nomme ainsi car dans la section droite, le chemin suit la ligne de division entre les anciens rangs XII et XIII. Au début des années 1900, des colons s’y installent et une grande partie est annexée à la paroisse de Saint-Elie d’Orford.  Ce n’est que cent ans plus tard qu’il reviendra à la municipalité d’Orford.

Pour en savoir plus, voir : 

Le chemin du Treizième-Rang

dans DÉCOUVERTES HISTOIRE ET PATRIMOINE

Les municipalités du Canton d'Orford, de 1801 à 2002

La Journée internationale des droits des femmes
                         – un jour qui nous fait réfléchir

Célébrons les femmes au cœur du développement de notre canton.  Grâce à leur travail, les fermes de la colonisation et les premières institutions sociales ont pu prospérer. En plus des tâches harassantes habituellement associées aux femmes – transformation des récoltes, du bétail et du gibier en nourriture, production textile domestique de tous les vêtements – elles ont aussi labouré la terre et travaillé aux champs.  Leur travail fut indispensable dans le développement des institutions; les jeunes femmes ont enseigné dans les écoles de rang et les communautés religieuses de femmes ont assuré des soins dans les hôpitaux.

Pour en savoir plus sur les Orferoises, consultez les sections de notre site Histoire - Reflets de l'histoire, en particulier, Deux veuves pionnières et agricultrices ainsi que Les DécouvertesLes petites sœurs du Lac-à-la-Truite.

Vous pouvez aussi lire l'excellent article Trois pionnières à Orford, écrit par notre présidente Suzanne Legault, paru ce 9 mars 2022 dans le Reflet du Lac.

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