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La Société d’Histoire vous souhaite une très bonne année 2023

Santé, Amitié, Amour

Paix

  Une nouvelle parution par deux de nos membres   

Exploitation minière dans le canton d’Orford

Histoire d’hier à aujourd’hui

 

Céline Du Sablon et  Jane Jenson

Il y a près de 180 ans, George Bonnallie, pour ses associés de la Orford Mining and Smelting Company of Lower Canada, fait une tournée chez plusieurs colons du hameau de Bonnallie Mills pour acheter les droits miniers de leurs lots. Toutefois, l’exploitation du cuivre à Orford tombe vite à l’eau. Plus tard cependant, d’autres gisements – cette fois-ci de marbre – dote Orford d’une vraie histoire minière. En 1904, on annonce la découverte d’un gisement de marbre à l’est du lac Bowker. Malgré une production prometteuse ce départ hâtif s’arrête après quelques années. Il faut attendre 1945 et l’incorporation de la Orford Marble Co. Ltd, le fruit d’une alliance entre Hormidas Boissé et Joseph Léonce Simard. L’entreprise exploite plusieurs gisements de marbre où le vert et le rouge prédominent. En 1946, un premier atelier de broyage fonctionne à plein régime sous la direction de Victor Bouthillette. Des granules à terrazzo de diamètres et couleurs variés sont vendues à Montréal. Les carrières produisent également des blocs de marbre coloré de haute qualité. Ceux-ci sont expédiés par camion ou par chemin de fer pour être polis et puis ornementer les bâtiments construits ou rénovés à Sherbrooke, à Montréal, à Ottawa et même à Vancouver. Toutefois, l’exploitation arrive à sa fin dans les années 1970 et l’arrêt de ces opérations met un terme à l’histoire de l’exploitation marbrière dans le Canton d’Orford.

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Sur les traces des voies d'hiver

Comme Gilles Vigneault nous le rappelle, notre pays … « c’est l’hiver » et donc « notre chemin, ce n’est pas un chemin, c’est la neige ». Dans le passé, que faisaient les Orferoises et Orferois face aux routes enneigées ? Les premiers colons qui s’installèrent dans le canton d’Orford au 19e siècle ont su profiter du froid en utilisant les rivières ou les ruisseaux gelés comme chemin pour accéder à leurs nouvelles terres. Puis, dans les rangs comme dans les villages, les gens remplaçaient les roues par des patins, transformant ainsi un chariot en traîneau. Cependant, lors des grosses tempêtes les routes étaient fermées et les familles restaient enfermées chez elles. Il fallait des appareils et des gens pour l’entretien des chemins.

 

Un engin utilisé pendant longtemps fut le rouleau-à-neige, un appareil géant en bois, rempli de pierres et tiré par des chevaux, qui tassait la neige comme sur une piste de ski pour permettre la circulation des carrioles et des traîneaux. Toutefois, lorsque l’automobile et le tourisme arrivèrent, l’ambition de déneiger la route « comme une piste de ski » s’avéra trop dangereuse. Les chasse-neiges plus sophistiqués et même les souffleuses ont pris leur place au cours du 20e siècle.

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