Un article d'une de nos membres publié dans la revue Quebec Heritage News, Spring 2022

WIDOWS ALONG THE ROAD

Orford Township in the Mid-Nineteenth Century

by Jane Jenson

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Résumé français

À la fin des années 1840, la colonisation prend son envol dans le secteur ouest du Canton d'Orford, le long du « chemin de Montréal » que la British American Land Company a construit pour relier Sherbrooke à Montréal via Waterloo. Parmi les colons se trouvaient deux veuves irlandaises. Nancy Smith (née en 1786) a émigré du comté d'Antrim en Ulster; des années 1840 à 1860, elle vécut près du lac Bowker (Long Lake) avec la famille de son fils James Reside. Margaret Conlon (née en 1811) a tenu une ferme avec deux fils près du lac Stukely, de 1849 jusqu'à sa mort en 1880.

 

Au XIXe siècle au Québec, la mort de leurs maris a permis aux veuves d’acquérir l'autonomie juridique dont jouissaient les hommes. Cette autonomie ne facilitait pas pour autant la vie. Les veuves ont dû faire des choix difficiles. Les villes offraient des conditions de vie plus faciles et les deux veuves auraient pu s’installer avec leurs enfants près de Sherbrooke. Elles ont plutôt choisi de vivre le long du chemin de Montréal. La décision de Margaret Conlon de tenir la ferme seule avec deux jeunes garçons était inhabituelle pour l'époque. Elle a toujours gardé jalousement son statut d'agricultrice, le désignant comme son occupation dans toutes ses transactions immobilières. Nancy Smith a fait le choix plus traditionnel de vivre avec la famille de son fils, mais elle a fourni le capital pour financer la ferme, en tenant des comptes minutieux de ses prêts et en recouvrant la dette qui lui était due. Ces histoires permettent d’entrevoir les parcours de vie de deux veuves ordinaires, qui ont immigré dans le Québec rural et qui, malgré les risques et les défis, ont été déterminées à poursuivre un projet de colonisation.

Voyez aussi, sur le même thème :

Deux veuves pionnières et agricultrices

dans la série Reflets de l'histoire

Trois pionnières à Orford

un article de Suzanne Legault paru dans le Reflet du Lac

 
 

La Société d'histoire du Canton d'Orford et

l'Association pour la protection du lac Écluse (APPLÉ)

vous invitent au lancement d’une publication de recherche


HISTOIRE DU LAC ÉCLUSE
SUR LA BRANCHE DE L’EST DE LA RIVIÈRE AUX CERISES, ORFORD

Le mardi, 27 avril 2021 à 11 heures, en mode virtuel sur Zoom

Voyez ou revoyez la présentation

Télécharger le document en format PDF 

 

HISTOIRE LAC ÉCLUSE GLDT 2021-02-10_Page

Un article de deux de nos membres publié dans la revue Quebec Heritage News, Summer 2020

SETTLING CHERRY RIVER

Internal migration in the Eastern Townships in the nineteenth century

by Jane Jenson and Juanita McKelvey

Résumé français

La colonisation de Cherry River
La migration interne dans les cantons de l'Est au 19e Siècle

L'histoire nous fournit plusieurs récits de la colonisation des cantons de l'Est. Par contre, les récits des mouvements de migration à l'intérieur même des cantons par les anglophones se font beaucoup plus rares. Vers le milieu du 19e siècle, des pressions économiques et démographiques se faisaient sentir dans les comtés ayant reçu les premiers colons (Missiquoi, Stanstead et Shefford). Comme le décrit notre article, quelques familles se déplacèrent alors avec l'espoir d'un meilleur avenir dans des territoires nouvellement accessibles dans les cantons de l’Est mêmes. Pour John Buzzell (né en 1850), encore un enfant lorsque sa famille s'installa au canton d'Orford, « on s'en allait dans le bois » en s'installant au village de Cherry River, à la frontière entre des cantons d'Orford et de Magog.  Cet exemple représente bien les mouvements de migration interne des familles anglophones natives du Canada, quoiqu'originaires des États-Unis depuis maintes générations. Dans la décennie 1850, Daniel Taylor Buzzell et Mary Fuller, accompagnés de leurs plus jeunes, quittèrent le canton de Bolton, lieu établi par leurs ancêtres, pour rejoindre leurs enfants aînés à Cherry River. Séduite par le potentiel hydraulique au sein du village en pleine expansion, la famille Buzzell y exploitait une scierie et fabriquait allumettes et bacs en bois. Ainsi, cette entreprise, au cœur de la vie villageoise, fut-elle à l'origine du surnom de Tubville (Bacville) pour Cherry River.
 

Un article d'une de nos membres publié dans la revue Quebec Heritage News, Winter 2021

A SUNDRY PLACE

George Bonnallie and the Settlement of Orford Township

by Jane Jenson

Résumé français

George Bonnallie - un des premiers colons d'Orford

La vie de George Bonnallie et ses contributions à l’histoire du canton d’Orford sont méconnues et seul le village d’Eastman a commémoré le personnage; une route principale porte son nom malgré le fait qu'il faisait très peu d'affaires dans cette municipalité.  Ses diverses activités étaient concentrées à Orford West et la partie est de North Stukely (Bonsecours).  En effet, le village du secteur ouest du canton d'Orford, avec ses deux moulins, sa fromagerie, et son école, s'appelait Bonnallie Mills jusqu'aux premières décennies du XXe siècle.

Cet article retrace des moments marquants de la vie de George Bonnallie, depuis son arrivée d’Écosse à Québec vers 1821, alors qu’il n’a que neuf ou dix ans. Il devient apprenti auprès de son oncle, lui-même marchand dans la même ville. En 1833, il épouse Julia Cecilia Kearney qui a émigré d’Irlande avec sa famille à Portneuf en 1821. À partir de 1837, la jeune famille passe quelques années à Sherbrooke, où George Bonnallie développe des liens avec les jeunes gens d’affaires ambitieux de la ville, tel A.T. Galt, William Brooks et Henry Beckett. 

Cependant, à la fin des années 1840, on le retrouve marchand à Orford West, exploitant un moulin à farine (et après 1856 une scierie). Il exerce aussi le rôle de mandataire des intérêts de grands propriétaires terriens, y compris la British American Land Company et l'évêque George Mountain ainsi que le capitaine Rhodes et Ann Catherine Dunn. En plus de vendre les terres de ses mandants aux colons anglophones et francophones, il négocie la régularisation du statut de plusieurs squatteurs dans le secteur.

Dans les années 1860, après une brève aventure financière infructueuse dans les mines du cuivre, George Bonnallie se sépare de son épouse Julia Kearney. Il dote ses fils adultes de certaines de ses propriétés et s’assure que ses trois filles soient bien mariées. Il quitte Orford et déménage à Lewiston au Maine avec Domatilde Amelotte, une veuve de Bonsecours, mère de plusieurs jeunes enfants. Dans cette ville, un fils naîtra de cette nouvelle union et George Bonnallie y poursuivra ses activités d’entrepreneur.
 

 

Un article de deux de nos membres publié dans la revue Quebec Heritage News, Summer 2020

SETTLING CHERRY RIVER

Internal migration in the Eastern Townships in the nineteenth century

by Jane Jenson and Juanita McKelvey

Résumé français

La colonisation de Cherry River
La migration interne dans les cantons de l'Est au 19e Siècle

L'histoire nous fournit plusieurs récits de la colonisation des cantons de l'Est. Par contre, les récits des mouvements de migration à l'intérieur même des cantons par les anglophones se font beaucoup plus rares. Vers le milieu du 19e siècle, des pressions économiques et démographiques se faisaient sentir dans les comtés ayant reçu les premiers colons (Missiquoi, Stanstead et Shefford). Comme le décrit notre article, quelques familles se déplacèrent alors avec l'espoir d'un meilleur avenir dans des territoires nouvellement accessibles dans les cantons de l’Est mêmes. Pour John Buzzell (né en 1850), encore un enfant lorsque sa famille s'installa au canton d'Orford, « on s'en allait dans le bois » en s'installant au village de Cherry River, à la frontière entre des cantons d'Orford et de Magog.  Cet exemple représente bien les mouvements de migration interne des familles anglophones natives du Canada, quoiqu'originaires des États-Unis depuis maintes générations. Dans la décennie 1850, Daniel Taylor Buzzell et Mary Fuller, accompagnés de leurs plus jeunes, quittèrent le canton de Bolton, lieu établi par leurs ancêtres, pour rejoindre leurs enfants aînés à Cherry River. Séduite par le potentiel hydraulique au sein du village en pleine expansion, la famille Buzzell y exploitait une scierie et fabriquait allumettes et bacs en bois. Ainsi, cette entreprise, au cœur de la vie villageoise, fut-elle à l'origine du surnom de Tubville (Bacville) pour Cherry River.
 

 

Histoire de la petite maison blanche et proposition 

d’une nouvelle appellation

8 mai 2020. La SHCO publie une étude menée par Gilles Lauzon et Denis Tremblay. Le document contribue à mieux comprendre la valeur patrimoniale de cette Maison blanche et de son importance au cœur du noyau villageois.

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Pour obtenir une version papier du document complet, veuillez nous contacter pour en faire la demande.

Le prix est de 20$. 

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Les municipalités du Canton d'Orford,

de 1801 à 2002

Denis Tremblay, janvier 2020

Collaboration Gilles Lauzon

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